moderntimes_1800 orchestre de chambre sur instruments origineaux

moderntimes_1800 Revue de presse

… Une decouverte, d'autant plus que l'orchestre moderntimes sous la houlette du premier violon Ilia Korol et de l'hautboiste Julia Moretti emploie, a travers les epoques, les instruments et les modes d'interpretation de rigueur au moment de la creation des differentes pieces representees. La soiree a connu son apogee avec l'aria Vorrei spiegarvi, oh Dio (KV 418), durant laquelle la soprano Patricia Petibon penetrait sur le podium par une porte laterale, comme chevauchant un eclatant faisceau de lumiere – pour trouver sa pleine expression dans la musique elle-meme.“
Dr. Peter Hagmann, NEUE ZURCHER ZEITUNG, 3 aout 2006

 

 

Quelles salves de hurlements et d'exultations, d'ovations et de pietinements au Mozarteum de Salzbourg! Et pourquoi? Par simple ravissement, par pur plaisir d'avoir assiste a un programme du festival baptise de facon tres anodine Der Liederabend (Recital de chant) et concocte par Michael Schade et Tobias Moretti en melant musique et litterature.
Lorsque l'orchestre moderntimes, fonde en 2003 par le violoniste ukrainien Ilia Korol et l'hautboiste Julia Moretti 2003, a commence, la premiere chose qui m'est venue a l'esprit a ete: oh la-la, ca va etre lourd et emphatique. Mais les musiciens se sont tellement transcendes, qu'au bout du compte la jubilation a pris totalement le dessus.
Hans Langwallner, KRONEN ZEITUNG, 27 juillet 2006

 

 

Le recital de chant, bon alors: A la place de lieder accompagnes au piano, des arias et des mouvements symphoniques; A la place de lettres de Mozart, des textes signes Artmann, Kafka ou Bernhard; A la place d'un piano a queue, un orchestre de chambre au complet. Repondant au nom de Moderntimes ... et se produisant mardi dans la Grande Salle du Mozarteum plongee dans l'obscurite, avec force allegresse et obstination, sur des instruments originaux.
Florian Oberhummer, SALZBURGER VOLKSZEITUNG, 27 juillet 2006

 

 

Sur son premier CD, l'ensemble autrichien "Modern Times" presente des trios avec baryton de Joseph Haydn en versions pour trio a cordes. Jouant sur des instruments originaux, les musiciens ramenent Haydn a ses origines contrapuntiques, insoupconnees dans cette vehemence. Ils conferent a leur interpretation une energie introspective et celebrent dans une parfaite communion des tours d'equilibre savamment minutes.
Westdeutscher Rundfunk 3, 2 fevrier 2006

"Intellect musical souverain et virtuosite prenante"
ENSEMBLE-MAGAZIN

 

 

Voyage a travers le temps et le style
COLLAGE DE SCENE / Vingt musiciens et un interprete:
"Le singulier gisement des ames" de Tobias Moretti a la Geblasehalle de Duisburg.

... Moretti ne recite pas seulement, il joue aussi. Il escalade, tendant l'oreille comme pour explorer l'espace, grimpant aux murs ou bien il rampe, happe par les energies de la musique, a plat ventre a travers les rangees des musiciens de l'orchestre, les accompagnant dans leur voyage a travers le temps. Ce periple commence par les sonorites preromantiques d'un Joseph Martin Kraus, se poursuit par des mouvements symphoniques de Mozart, Haydn et Boccherini pour aboutir a la petulance apocalyptique d'une valse de Chostakovitch divinement parodiee, a "Summa" d'Arvo Parts, a "Pan" de Benjamin Britten pour hautbois solo, au "Polyptyque, Image de la Chambre Haute" de Frank Martin. A ce moment, de nouveaux instruments ont depuis longtemps fait leur entree sur scene, rendant les sons plus metalliques, plus percants – a l'instar d'un hybride mi-cuivre mi-verre brillamment dompte par Siggi Haider.
L'orchestre de chambre, qui se passe "democratiquement" de la baguette d'un chef d'orchestre, merite des eloges dithyrambiques pour la fougue et l'allegresse dont il fait preuve dans la representation des compositions. Et meme dans le brouhaha ostentatoire de l'assemblage et du rangement savamment mis en scene, les musiciens n'ont connu aucune retenue. Salves d'applaudissement au final!
Johannes K. Glauber, Neue Ruhr-Rhein-Zeitung, 26 septembre 2005

 

 

Romantique et contradictoire

... Alternance de la parole et du son. Tandis que Tobias Moretti donne vie a la froide affliction de Hebel et au sarcasme de Heine, l'orchestre de chambre "Moderntimes" d'Ilia Korol fait resonner un melange de classique, de romantisme et de moderne. Tout commence par le celebre recit de Johann Peter Hebel "Retrouvailles inesperees": Une jeune femme perd son grand amour dans un accident de mine, 50 ans plus tard, devenue une vieillarde, elle revoit le cadavre ne semblant n'avoir rien perdu de sa jeunesse. La retenue de Moretti va droit au cœur, declenche des emotions que l'orchestre absorbe avec brio dans ses intonations.
Moretti et les musiciens deploient la meme douceur a creer les transitions entre Trakl, Heine et Grillparzer. "An den Knaben Elis" de Trakl est une evocation du deuil et du naturalisme, "Le livre de Le Grand" de Heine une reminiscence de souvenirs de jeunesse des princes electeurs de Dusseldorf et des troupes napoleoniennes. Puis la rupture: l'orchestre echange les instruments anciens contre des modernes, Moretti escalade les murs et recite les dialogues d'Enzensberger avec des machines (extraits de "Vengeance pour un cœur de verre"). Julia Moretti lance avec son hautbois des sonorites de chalumeau a travers la salle avant que Siggi Haider n'attaque une statue avec un archet de violon, dissipant l'ambiance neoromantique dans un bruit assourdissant.
Que reste-t-il? De la melancolie et du vague a l'ame a profusion. Mais aussi une reflexion sur des paralleles a notre epoque ou les valeurs de la societe industrielle sont brisees – ou comme le disent les politiques, doivent etre brisees. Les peurs et les sentiments d'alors nous sont encore tres familiers.
Michael Georg Muller, WESTFALISCHE RUNDSCHAU, 26 septembre 2005

 

 

Retrouvailles inesperes
Une soiree toute en profondeur a la Triennale, signee Tobias Moretti avec la complicite de l'ensemble "moderntimes"

... Les actions se marient sans transition avec la musique parce que le fabuleux ensemble "moderntimes" – dont un passionnant album de divertimentos de Haydn et du quartette pour hautbois de Mozart est paru recemment chez Preiser Records – a concu un programme fascinant. Julia Moretti, l'epouse de Tobias Moretti, est hautboiste dans cet orchestre. Le spectacle commence sur des mouvements solennels du classique viennois, laissant augurer subrepticement le romantisme (dans tout ce qu'il implique de monde affectif) – dans une remise en question de la notion meme d'epoque. Collision du neuf et du vieux. Qu'est-ce que le progres?
Et les temps modernes font irruption avec fracas, lorsque retentit une valse fantasque de Chostakovitch, confrontant le vieil etat d'esprit au nouvel etat d'esprit, lorsqu'un piano de concert est amene en scene, la pianiste assenant ses etudes telle Olympia, la poupee mecanique d'Offenbach. La mecanisation remplace la sensibilite. Et Part, Britten et le sempiternellement mesestime Frank Martin nous invitent a une retrospective nostalgique, avec le recul du post-romantisme.
Michael Stenger, WAZ, 26 septembre 2005